Historique

L’enseignement laïque féminin en France fut instauré par la loi Jules Ferry du 21 décembre 1880.

A Valenciennes, le collège de jeunes filles voit immédiatement le jour et ce dès la publication de la loi.

Devant son succès et l’intérêt suscité, la municipalité décide de construire un nouvel établissement secondaire, inauguré le 27 juin 1909.

Durant la première guerre mondiale 1914 – 1918, l’armée allemande le réquisitionne et utilise les bâtiments comme hôpital.

En 1921 le collège devient lycée et accueille rapidement près de 500 élèves du C.P. au baccalauréat.

Puis vint la période noire de l’histoire de notre lycée. En 1939, nos bâtiments sont de nouveau réquisitionnés par l’armée française puis, après l’invasion allemande, les nazis y installent la Kommandantur 606.

Terreur, chasse aux résistants, emprisonnement, tortures et déportation ont été le lot commun durant ces années noires.

En 1945, le lycée rénové prend un nouvel essor et compte rapidement plus de 650 élèves dont la moitié d’internes.

En 1976, la cité scolaire est scindée en deux établissements, un collège et un lycée qui voit sa population de garçons croître  et dépasser bientôt les 1 000 élèves, depuis la mise en place de la mixité dans les établissements scolaires.

Il prend alors le nom d’Antoine WATTEAU.

Né à Valenciennes, en 1684, fils d’un maître-couvreur, marchand de tuiles, Jean-Antoine Watteau , dés l’âge de dix ans, est mis en apprentissage chez Jacques-Albert Gérin, l’un des peintres renommés de la ville, dont le musée et les églises de Valenciennes conservent quelques ouvrages dans le goût flamand.
Antoine Watteau s’installe à Paris en 1702 à la mort de Gérin et étudie auprès du graveur et décorateur de théâtre Claude Gillot, qui lui communique son goût pour la Commedia dell’Arte italienne, pour les masques et les mascarades, les fantaisies galantes, les arabesques à figurines, les mythologies et les singeries.

Par la suite, le peintre aura la possibilité d’étudier toute une série de toiles baroques de Rubens qui le marquent profondément. En 1709, Watteau remporte le second prix de Rome. Trois ans plus tard, en 1712, il postule de nouveau. Son œuvre fut jugée d’une si grande qualité qu’il fut élu comme membre de plein droit de l’Académie. En 1717 il présenta son morceau de réception, le fameux « Pèlerinage à l’île de Cythère » , toile mélancolique et mystérieuse. L’Académie créera un genre spécialement pour lui : la  » fête galante »

Si les toiles de Watteau reflètent l’influence des grands maîtres flamands, notamment de Rubens, et des Vénitiens, son goût des rendus vaporeux, la sensualité de sa palette et ses figures énigmatiques y ajoutent une certaine étrangeté . Il est le peintre des réceptions mondaines de plein air, les fameuses « fêtes galantes ». Parmi ses autres sujets de prédilection figurent également les clowns (Pierrot) et les personnages de la Commedia dell’Arte.

Dans L’Enseigne de Gersaint, panneau réalisé pour la boutique d’un marchand d’art, Watteau représente d’une manière ironique, la controverse entre la peinture du passé et celle du présent, que son œuvre a tenté de synthétiser.

Watteau mourra d’une maladie pulmonaire en 1721, à l’âge de 37 ans. Ses œuvres influenceront les impressionnistes par la légèreté de l’atmosphère qui les nimbent. Jean-Antoine, le premier, introduit dans la peinture les joies de la vie rustique, les pastorales, les jeux de bergers et de bergères. Ainsi il a su créer un monde poétique où les fêtes galantes se célèbrent avec faste.

L’œuvre de Watteau dépasse les conventions du « style régence »: en se servant de la nature, de l’art et de l’amour,  il crée un paradis mystique et tendre où la jeunesse, la beauté et la sensualité semblent nier la vieillesse et le temps qui passe…

Depuis sa création, l’enseignement dispensé dans notre lycée se diversifie et s’enrichit  de sections technologiques tertiaires (STMG), d’un BTS Commerce International dans une région située au cœur même de l’Europe, de classes préparatoires aux grandes écoles (hypokhâgne et khâgne), d’une carte des langues riche (Allemand, Anglais, Espagnol, Chinois, Japonais), et d’options artistiques (options Théâtre, Musique et Arts plastiques) et sportives (section sportive Rugby).

En 2009, le lycée a fêté dignement son centenaire, et se tourne désormais vers l’avenir, son avenir et celui des jeunes qui lui sont confiés dans le cadre de leur scolarité afin de les préparer à devenir les citoyens de demain.

Marc Gosselin , Proviseur du lycée, Principal du collège.